"Vocabulaire des Nouvelles Technologies Musicales" Editions Minerve (1994) - Mise à jour (2008) |
|||
U |
|||
* Bark (Bark) : Unité de mesure de la force sonore: 1 Bark (ou 100 mels) correspond à la largeur d'une bande critique sur toute l'étendue des fréquences. Si on accroît une fréquence f d'une quantité égale à la bande critique $f, la tonie correspondante augmente de 1 Bark. * Baud (Bps) : Unité de mesure du nombre d'information numérique transmis entre deux systèmes: elle s'exprime en nombre de bits par seconde. * Cent (Cent) : Plus petit intervalle perceptible, le cent représente l'unité correspondante au pouvoir séparateur de l'oreille. Son expression mathématique résulte du découpage de l'octave en 1200 parties égales, soit le centième d'un demi-ton tempéré. * Décibel (dB) : Unité de mesure logarithmique de la pression acoustique: elle exprime en décibel (dB) le rapport de pression ou d'intensité entre deux sons. L'oreille est très sensible aux variations de pression de l'air, or l'échelle de la pression acoustique (mesurée en Pascal) varie dans des proportions gigantesques et n'est pas très parlante en psycho-acoustique musicale. L'échelle logarithmique des décibels quantifie la sensation d'excitation (cf. aire d'audition). * Hertz (Hz) : Unité de mesure du nombre de vibrations par seconde ou de la fréquence de répétition d'un signal périodique. * Mel (Mel) : Unité de mesure de la sensation de hauteur subjective: 1000 mels correspondent à la hauteur d'un son pur de 1000 Hz dont le niveau d'isosonie est de 40 phones. L'échelle des mels a été imaginé à la suite d'observations montrant que les intervalles musicaux dans l'aigu ne correspondent pas à l'échelle des fréquences en Hertz. Pour les sons graves inférieurs à 1500 Hz, la fréquence en Hz et la tonie en mels sont identiques. * Ohm : Unité de mesure de l'impédance d'un courant alternatif. Elle est l'équivalente de la résistance au courant continu. Cette impédance Z est égale à la tension efficace U (en volts) divisée par l'intensité (en ampères): Z=U/I. * Phone : Unité de niveau sonore traduisant la perception subjective. Ce niveau est établi à partir d'un son pur de référence de 1 kHz dont le O dB dans la courbe isosonique correspond au 0 dB SPL. Cette mesure est effectuée de 0 à 130 dB SPL par palier de 10 dB. * Watt (W) : Unité de mesure de la puissance acoustique, proportionnelle à la tension et à l'intensité: P=U(volt) x I(ampère).
Pour le musicien, le temps n'est pas un continuum indifférencié uniquement réglé par la seconde. Selon J. Tenney (1980), une unité perceptuelle est un élément énergétique où la proximité et la similarité sont les deux premiers facteurs de cohésion(voir les études de S. McAdams (IRCAM, 1983), A.-S. Bregman, J. Campbell et A.-S. Van Noorden aux Pays Bas). Aussi, l'oeuvre musicale, comme tous les arts du temps, s'articule autour d'évènements plus ou moins importants selon des périodicités plus ou moins élevées (anticipation de ce qui aura lieu à partir de ce qui a déjà eu lieu). Des expériences montrent qu'au-dessus de 10 secondes (le temps d'une phrase), la perception de la périodicité s'évanouit rapidement : la périodicité microscopique (fréquence de la note), si elle n'est pas consciemment saisie par la sensibilité, elle structure la hauteur de l'objet sonore (note, phonème). La mise en oeuvre de ces différentes unités perceptuelles peut permettre de dégager de nouvelles structures entre les événements donnés à entendre et proposer de nouvelles compositions du temps. Michèle Reverdy, "L'inventeur de musique" (1994) "La force de Wagner est d'avoir proposé une nouvelle perception du temps musical. Il tourne le dos à l'événementiel, préférant agir sur la mémoire et le psychisme de l'auditeur, notamment par l'utilisation constante de nombreux leitmotifs : motifs musicaux qui représentent un personnage, un objet, un état". Dans ses programmes Project 1 et 2, commencé en 1964 à l'Université de Bonn, G.-M. Koenig distribue périodiquement ou apériodiquement les éléments de la série musicale. A la même époque, B.-A. Zimmermann superpose passé et avenir dans son opéra Die Soldaten (1958-60/1963-64). En 1974, G. Grisey compose "Périodes", une des six pièces, d'un cycle intitulé Les espaces acoustiques avec un paramètre constitutif important qu'il nomme "périodicité floue". Pour sa part, S. Reich parle de motifs répétitifs dans Drumming (1970-71) et Different Trains (1988).
|